Jean-Paul GAULTIER, l’exposition !

S’il y a bien une exposition que je n’aurais voulu louper pour rien au monde, c’est celle-ci. Comme je le disais dans l’article précédent, j’ai une affection particulière pour « l’enfant terrible de la mode » et je n’envisageai pas de manquer cet événement. Et si tu ne veux pas le manquer non plus, dépêche toi, elle se termine le 3 août !!

Avant de faire le tour de l’exposition plus en détails, je voudrais faire un petit bilan de ce que j’en ai pensé.
Sincèrement, c’est une des plus belle exposition que j’ai vu. Elle est très complète, bien composée, avec une belle mise en scène… Elle est agréable car malgré le grand nombre de visiteurs, on se déplace relativement facilement. D’ailleurs de ce que j’ai pu voir en photos, cette scénographie et ce « découpage » thématique sont spécifiques à l’expo parisienne. Et je ne sais pas comment ils auraient pu faire mieux ! Tu peux compter facilement 2h de visite si comme moi tu prends ton temps pour observer et prendre des photos.
En ce qui concerne les points négatifs, certaines pièces sont mal éclairées. C’est peut être à cause des matières fragiles… En tout cas c’est dommage de ne pas pouvoir bien apprécier toutes les pièces.

En tout cas ce que je retiens du travail de Gaultier, c’est une intemporalité folle ! Des créations du début des années 90 pourraient très bien se retrouver aujourd’hui sur les podiums et c’est un talent rare. Bref, je l’aime encore plus qu’avant !!!

La visite commence par un espace d’introduction où l’on retrace son enfance à coup de photos trop choupi et où l’on découvre ses premières créations, à commencer par le soutiens gorge conique de son ours en peluche Nana.

Une des pièces que j’ai préféré était celle de « l’Odyssée‘. On y retrouve l’emblématique marinière sous toutes les formes possible et imaginables (sequins, plumes…) mais également les thèmes de l’hybridation, réinterprétant le mythe de la sirène, et de la séduction féminine en détournant l’iconographie religieuse. La collection haute couture printemps/été 2007 étant ma préférée de tous les temps de la vie entière, je suis restée fascinée devant les modèles pendant un bon moment (celle avec les ex voto est prodigieuse). Et le coup de génie des scénographes est d’avoir conçu des projections permettant d’animer et faire parler les mannequins. D’ailleurs Jean-Paul lui même présente l’exposition grâce à ce procédé. Juste génial !!!

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L’espace qui suit, « Punk Cancan« , est très ingénieux. Au centre de la pièce se trouve un podium sur lequel défilent des modèles inspirés par Paris. J’ai adoré voir la Tour Eiffel se répéter aussi bien sur des bas couture qu’en empiècement sur le dos d’une robe et j’ai eu un gros coup de cœur pour le modèle juste en dessous. Cette robe relevée par des lanières en cuir qui dévoile un paquet de « Parisienne » à la jarretière… Plus sexy tu meurs ! FRANCHEMENT !!
D’un côté de ce catwalk, on retrouve ÉVIDEMMENT le front row et son parterre de stars. Amy Winehouse (paix à son âme), Rossy de Palma, Arielle Dombasle, Dita Von Teese, Ines de la Fressange… Je trouve l’idée vraiment top (même si c’était prévisible).
De l’autre côté du podium, l’ambiance est totalement différente. On se retrouve dans un Londres des années 80 entourés de punk en cuir, tartan et épingles à nourrice. Pas ce que je préfère mais j’ai quand même flashé sur une robe en tartan jaune avec un perfecto agrémenté de médailles que j’aurais bien arraché du mannequin.

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Quand on évoque Jean-Paul Gaultier, il est impossible de ne pas penser à Madonna. Dans notre inconscient collectif ils sont inséparables. Dans l’espace dédié aux « Muses« , on a la chance de découvrir 3 pièces emblématiques de la chanteuse: le corset-cône de la tournée Blond Ambition de 92, la robe-jube tube-seins nus (difficile à décrire) dans laquelle elle a défilé pour l’amfAR la même année et le corset cage en cuir vernis de sa tournée MDNA. Attiré par la différence et la beauté non-classique, on compte parmi les muses de Gaultier Beth Ditto, Tanel Bedrossiantz (et son légendaire déhanché), Andrej(a) Peijic, Boy George, Kylie Minogue, Mylène Farmer et plus récemment Conchita Wurst et sa barbe soyeuse.

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À l’étage on passe au « Salon« , un espace consacré à la corseterie. C’est marrant comme tous les modèles sont très différents. On (re)découvre des pièces inspirées des corsets du début du XXe siècle et des guépières des années 40, donnant naissances aux soutiens gorges à seins coniques mais aussi au fait de porter les sous-vêtements sur les vêtements comme un équivalent du veston chez les hommes.

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L’espace « À fleur de peau » est le gros coup de cœur de ma visite, aussi bien en ce qui concerne les créations exposées que la scénographie. Au programme: le genre, la nudité et l’érotisme ! Mes recherches durant mes études d’arts plastiques ont (pratiquement) toujours été axées sur le corps alors forcément j’y trouve un écho intéressant. Gaultier s’amuse avec les matières et les transforment en seconde peaux avec des effet de trompe l’œil comme dans ses modèles « tatouages« .
En jouant avec l’illusion de la nudité et en y intégrant des matières peu, voire jamais, utilisées sur les podiums comme le latex, la résille ou les harnais, le couturier réalise des pièces hypersexués un brin fétichiste et d’une élégance folle. Je rêvais de voir la lingerie-squelette-porte jarretelle portée par Dita Von Teese, c’est chose faite. LA PERFECTION.
Je voulais aussi évoquer la scénographie que j’ai adorée !!! En fait les robes sont exposées dans un caisson (noir avec intérieur rouge) de sorte à ce qu’elles soient calfeutrées, dans un esprit sex shop, intimiste, et de l’autre côté de ce caisson se trouvent des trous qui nous placent, les visiteurs, en voyeurs. On mate par le trou de la serrure et je trouve l’idée géniale.

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La pièce suivante, « Metropolis« , est consacrée aux tenues que le couturier à réalisé pour le cinéma, la télévision, la musique et la danse. Bizarrement j’ai pas été transcendée par cette pièce. J’espérais voir des costumes du 5e éléments mais walou. Dommage !

La dernière pièce est un peu un fourre tout. Intitulée « Jungle Urbaine », on retrouve des pièces de haute couture et de prêt-à-porter inspirées de cultures, d’ethnies, d’origines différentes et conçues comme un mélange d’urbain et de « sauvage« . Jupes de flamenco, kimonos, gilets de Mongolie, masques africains… Le brassage des cultures quoi.
Et l’exposition se clos, comme toutes collections, par les mariées.

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Jean-Paul GAULTIER
Jusqu’au 3 août au Grand Palais
Plus d’infos et réservations ici ;)

Author: Princesse Pastèque

Bonjour toi ! Moi c'est Morgane, j'ai 27 ans, je suis Directrice Artistique Junior et habite en région parisienne. Ouvert depuis octobre 2013, ce blog est l’occasion pour moi de partager les passions qui m’animent, et il y en a beaucoup ! Véritable espace d’échange, j’espère que son contenu, choisi avec soin, te parlera autant qu’à moi et j’attends avec impatience tes retours ♥

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