EXPO // Christian Dior, couturier du rêve
aux Arts Déco

 

Tu n’es (peut-être) pas sans savoir que j’ai écrit mon memoire sur le vêtement et son incidence sur le corps (en gros) et pour ça je me suis aussi bien intéressée aux textiles qu’à l’histoire complexe de la mode. J’ai (re)découvert l’histoire de créateurs ayant bouleversé les codes comme Margiela, Balenciaga ou Dior et ai passé des journées à me documenter (à en devenir folle).
Alors tu te doutes bien que toutes les expositions ayant attrait à la mode me captivent et celle consacrée à Christian Dior aux Arts Deco faisait évidemment parti de mes priorités. Car la promesse est belle: plus de 300 robes sur près de 3000m2 retraçant les 70 années de la maison.

Comme toujours aux Arts Déco je me doutais qu’il y aurait du monde, j’ai donc choisi de prendre un congé pour m’y rendre en semaine. Autant te dire que je n’imagine même pas le monde qu’il doit y avoir le week-end puisque j’y suis allée un mardi matin à l’ouverture et qu’il devait déjà y avoir 300 personnes dans la file d’attente. J’avais eu la bonne idée de ne pas prendre de billet…
Avant même de rentrer dans l’exposition, on se rend vite compte qu’il n’y a aucune régulation. C’est complètement YOLO, tout le monde rentre et va s’amasser dans les premières salles. Alors je peux comprendre que ce soit compliqué de réguler un tel flux (jusqu’à 3800 visiteurs PAR JOUR) mais en vrai j’aurais préféré patienter 2 ou 3h comme je l’ai déjà fait au Centre Pompidou pour Magritte ou Salvador Dali et pouvoir ensuite profiter pleinement de l’exposition… Parce que là… BIENVENUE EN ENFER !

Les premières salles sont consacrées à la vie de Christian Dior « pré-couture ». Une première nous présente des photos de jeunesse et une frise chronologique tandis qu’une deuxième reviens sur ses années de galeriste. Je ne vais pas te mentir, je n’ai fait que passer le plus vite possible dans ces salles bondées qui m’intéressaient moins pour rejoindre la partie mode.

Là encore, compliqué de se mouvoir et impossible de s’arrêter pour lire les explications liées au thème de la salle, les vigiles criant « NE BOUCHEZ PAS LE PASSAGE S’IL VOUS PLAIT!! » Sale ambiance ! Il faut donc suivre le flot de visiteurs sans vraiment comprendre le fil conducteur des différentes salles… Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris comment était découpée l’exposition, le dépliant étant inutile et les explications impossibles à lire. Il a fallu que je trouve le dossier de presse en ligne pour tirer quelques explications. C’est pourquoi je ne vais pas m’attarder sur toutes les thématiques et laisser place aux photos.

 

COLORAMA

Ce qui m’a marqué dans cette première partie de l’exposition, c’est une salle que j’appellerais « colorama » où les robes et accessoires sont disposés par couleurs, formant un arc-en-ciel haute couture, du rose au bleu en passant par le bordeaux et le blanc… Impressionnant et ingénieux ! Mais encore une fois, très difficile d’en profiter et surtout d’avoir une vue d’ensemble. Je ne te raconte même pas la difficulté pour prendre la moindre photo!

 

 

TRIANON

Christian Dior était admiratif du XVIIIème siècle. Son intérieur était d’ailleurs de style néo-classique avec moulures blanches et fauteuils à médaillon néo-Louis XVI. Que ce soit Christian Dior ou ses successeurs, le style Marie-Antoinette a investit aux fils des saisons les collections de la maison. Il s’en dégage beaucoup de douceur avec ses teintes poudrées et ses drapés délicats. Et encore une fois la scénographie met admirablement en valeur les pièces en recréant un salon XVIIIème.

 

 

LES JARDINS DIOR

Un grand espace consacré aux pièces d’inspirations florales m’a également beaucoup plu. La pièce est spacieuse et agréable avec ses fleurs en papier blanches qui tombent délicatement du plafond. Il en émane beaucoup de douceur et de féminité, à l’image des robes qui y sont présentées. Ces silhouettes à la jupe en corolle et au buste en calice apporteront le succès à Christian Dior dans les années 50 avec ce que l’on appel le « New Look ». Broderies de fleurs des champs, robes à bouquets ou drapés en forme de rose, les directeurs artistiques de la maison n’auront de cesse de fleurir les collections comme Dior avant eux.

 

 

LES ATELIERS DIOR

La deuxième partie de l’exposition est grandiose! La salle la plus marquante de l’exposition est pour moi celle consacrée aux ateliers Dior. D’un blanc immaculé, les miroirs au plafond donnent l’impression d’un espace infini comme suspendu dans le temps. Dans une multitude d’alcôves sont présenté des pièces encore en gestation faites de toiles blanches, de plis et d’épingles. J’aimerais tellement pouvoir te faire ressentir l’émerveillement que j’ai éprouvé dans cette salle… mais même une vidéo ne lui rendrait malheureusement pas justice. J’ai particulièrement été fascinée par la pièce que tu peux apercevoir sur la dernière photo de cette série, en bas à droite. Une veste sur laquelle est dessiné à même la toile les broderies ou empiècements, je suppose, qui orneront sa version finale. Magnifique !

 

 

LES DIRECTEURS ARTISTIQUES

On arrive ensuite dans une succession de salles en enfilade consacrées chacunes aux directeurs artistiques ayant marqué la maison : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et la dernière en date, Maria Grazia Chiuri. Le fait de rassembler des pièces de chaque créateurs m’a vraiment permis de me rendre compte du style de chacun. Ça saute aux yeux et c’est passionnant de voir comment la maison a évoluée au fil des saisons avec ses différents créateurs.

 

 

LE BAL DIOR

L’exposition s’achève dans une salle de bal reconstituée dans ce musée abrité dans une aile du Louvre. Impressionnante comme à son habitude, sa hauteur sous plafond et ses volumes gigantesques sont accentués une fois de plus par des jeux de miroirs… Ici, Maria Grazia Chiuri a voulu recréer le cycle d’une journée grâce a des illuminations et projections. Ainsi la salle s’illumine de jolie teintes dorées au lever du soleil pour finir par un ciel bleu roy avec pluie d’étoiles filantes. Y sont exposé les modèles ayant été portés par les plus grandes stars du cinéma, français comme hollywoodien, tel que Grace Kelly, Sophia Loren ou encore Marion Cotillard. Heureusement, il y a enfin des bancs sur les côtés pour s’asseoir et profiter du spectacle OKLM (et puis se reposer aussi parce que t’es juste AU BOUT DE TA VIE!).

 

 

Pour conclure,

évidemment que cette exposition vaut le coup, et j’espère te l’avoir démontré avec mes photos. Elle est extraordinaire de part son gigantisme et ses scénographies plus dingues les unes que les autres! L’ampleur de cette exposition est exceptionnelle, y a pas à chier, et on est pas prêt de revoir une telle exposition, aussi fournie et documentée sur la maison. Mais les conditions de visite, il faut le dire, sont exécrables! J’ai le sentiment de n’avoir pas pu apprécier plus d’1/10eme de cette exposition qui pourtant me tenait très à cœur. Je suis extrêmement déçue de ne pas avoir pu m’attarder sur certaines robes dont j’avais parlé dans mon mémoire ou sur certaines explications qui m’auraient éclairé. Ce n’est pas normal d’avoir l’impression d’être dans la ligne 13 à heure de pointe (TMTC) dans une exposition prestigieuse comme celle-ci! Je suis vraiment attristée d’être ressortie déçue en ayant l’impression de finalement n’avoir profité de rien.
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Musée des Arts décoratifs
107, rue de Rivoli
75001 Paris
Jusqu’au 7 janvier 2018
Fermé le lundi

Author: Princesse Pastèque

Bonjour toi ! Moi c'est Morgane, j'ai 27 ans, je suis Directrice Artistique Junior et habite en région parisienne. Ouvert depuis octobre 2013, ce blog est l’occasion pour moi de partager les passions qui m’animent, et il y en a beaucoup ! Véritable espace d’échange, j’espère que son contenu, choisi avec soin, te parlera autant qu’à moi et j’attends avec impatience tes retours ♥

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