19 octobre 2014

CINÉMA // « Mommy » de Xavier DOLAN

Jeudi dernier, je me suis levée à 6h30 pour pouvoir profiter de la première séance de la matinée et voir le fameux « Mommy » de Xavier Dolan. Motivation.
Le cinéma de Xavier Dolan, je ne le connaissais pas. Je me suis rendue compte que j’avais « J’ai tué ma mère » depuis des années sur mon disque dur sans jamais l’avoir vu. Donc je ne me suis pas dit « Oh génial, un nouveau Dolan! » mais je n’ai pas pu passer à côté de toutes les critiques extrêmement positives à propos du film. Et puis il a quand même reçu le Prix du Jury au dernier festival de Cannes… Ça ment pas ça !
Il fallait que je me fasse ma propre opinion. Direction la salle obscur…

« Mommy » c’est l’histoire d’une veuve mono-parentale, Diane (aka DIE), qui hérite de la garde de son fils Steve, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.
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Quand le film a commencé, je me suis demandé comment est-ce que j’allais supporter le québécois. C’est vraiment un accent (une langue) que j’ai du mal à prendre au sérieux et j’avais très peur que ça me perturbe pendant les 2h20 que dure le film. Et puis finalement on s’y fait assez vite. Ouff !

« Mommy » traite du sujet universel qu’est l’amour maternel. Cette mère, Diane, se retrouve à devoir gérer seule son fils violent et incontrôlable. Leurs rapports sont complexes et passent constamment par la violence verbale ou physique, au point de se demander s’ils ne sont pas en train de se détruire mutuellement. L’arrivée de leur voisine Kyla, enseignante en congés sabbatiques va leur permettre de souffler un peu et de retrouver une lueur d’espoir.
La relation qui se noue entre ses trois personnages est émouvante, magique, forte et fragile à la fois. On a constamment peur que Steve perde de nouveau le contrôle dans un excès de violence.

Xavier Dolan nous présente la vie dans ce quelle a de brut et nous dépeint des personnages vrais, avec leurs doutes, leurs souffrances et leurs faiblesses.
Malgré des rôles très difficiles et des personnages qui pourraient être antipathiques, on ne peut pas s’empêcher de les aimer dés le premier regard. On s’attache à eux, on s’inquiète pour eux, on rigole avec eux (parce que oui, c’est un film où on rigole aussi).

Les acteurs sont tous formidables. Je ne connaissais qu’Anne Dorval que j’avais vu à l’occasion dans la série humoristique « Le cœur a ses raisons« … un autre style ! Dans « Mommy« , elle m’a émue jusqu’aux larmes (même si j’ai essayé de me retenir). Antoine Pilon, lui, est tout à fait crédible en adolescent colérique. J’ai même fini par me demander si il n’était pas vraiment atteint d’hyperactivité. Quant à Suzanne Clément, c’est une très belle découverte pour moi.

Xavier Dolan a pris des parti pris esthétiques très intéressants comme le format resserré 1:1 qui permet de dresser des portraits saisissants et sublime les personnages. C’est aussi une métaphore de l’isolement des personnages et de l’étroitesse de l’horizon qui s’offre à eux. Lorsque l’avenir semble enfin leur sourire, Steve agrippe les bords de l’image et les pousse pour passer en 16:9. Wahou !
La seule chose qui m’ait un peu chiffonnée, c’est la BO. On y retrouve Lana Del Rey, Oasis, Ellie Goulding… C’est des chansons qu’on entend tous les jours à la radio et j’avoue que ça m’a un peu fait « sortir » du film.

Mais bref, « Mommy » est un film bouleversant, authentique, magistral, dont on ne ressort pas indemne. Personnellement, j’ai beau l’avoir vu il y a 4 jours, j’arrête pas d’y penser et j’ai même re-regardé la bande annonce plusieurs fois. Je n’ai qu’une seule envie, c’est de le revoir, là, maintenant !
C’est pas 5 étoiles que je lui met, c’est toute la voie lactée ♥

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Je dois bien l’avouer, je suis tombée en amour.

12 octobre 2014

HISTOIRE D’ÉPIDERME // Inspiration insectes

Je ne suis pas entomologiste et je ne m’intéresse pas à l’étude des insectes. Ce qui me passionne, c’est la symbolique qu’ils ont dans l’Histoire de l’art. Ils sont notamment très présents dans les vanités, un style de nature morte pour lequel je me suis prise de passion lors de mes études d’arts plastiques. Souvent représentés par une mouche, ils évoquent l’aspect éphémère de la vie. Les vanités ont pour but de nous rappeler que nous allons irrémédiablement mourir, « memento mori« , mais aussi qu’il faut profiter du temps présent si l’on est un peu optimiste, « carpe diem » (ou « YOLO », comme tu veux !)

En plus d’être hyper intéressants en terme de symbolique (et d’autant plus lorsqu’ils sont tatoués), j’aime bien le fait qu’ils aient un effet attraction/répulsion sur la plupart des gens.

Toute cette histoire pour dire que je rêve d’un tatouage avec un insecte depuis quelques temps et que ça tourne carrément à l’obsession. Malheureusement va falloir que je calme ma joie, au moins en attendant de retrouver du boulot. La tristesse ! En plus j’aimerais très fort me faire encrer par M-x-M qui est juste un MAÎTRE de l’insecte ! Allez Maxime, viens faire un guest à Paris, viens viens…

En attendant, voilà une petite sélection d’inspirations, pour la plupart en dotwork (passion petit points), de tattoos avec des ailes et des petites gambettes poilues.

Je n’ai pas réussi à trouver le nom de tous les artistes alors laisse moi un commentaire si tu les connais. Et puis n’hésites pas à me faire part comme d’habitude de tes références à toi ^^

artiste inconnu(e) // Maxime Buchi aka M-x-M // M-x-M // Kamil Czapiga // Kamil Czapiga // artiste inconnu(e) // Philip Yarnell // artiste inconnu(e) // Kamil Czapiga // Liam Sparkes // Alice Carrier // Anna Inks // M-x-M

And last but not least, le scarabée de ma BFF Charlie encré par Toma Pegaz (le même jour que mon p’tit cachalot !)

4 octobre 2014

LOOK de Septembre // Le cas du crop top orange

Oui, on est le 4 octobre et je poste le look du mois de septembre… Mais on dit toujours « mieux vaut tard que jamais » non?

La question que toute fille ronde (ou plus) se pose est « est-ce que je tente le crop top ou pas ? » Moi je dis OUI. Pourquoi serait-il uniquement réservé aux cures dents ? A partir du moment où on se sent à l’aise avec son corps, il faut oser (et sortir parfois de sa zone de confort).

Moi j’ai craqué mon slip pour ce crop top ASOS orange à fleurs dont je suis tombée amoureuse il y a quelques mois. Je ne porte pas énormément de couleurs mais je fais une exception pour celui-ci.
Je le porte avec une jupe fourreau pour contre balancer avec la taille du haut (et puis pour pas trop exhiber mon bidou aussi!) et un perfecto en similicuir.
Maintenant, laisse moi te présenter mon nouveau sac que j’aime d’amour et dont je ne me sépare plus, un sac en cuir noir inspiration Luggage de Céline (parce que non, je n’ai pas 1600€ à mettre dans un sac !).
Niveau chaussure, c’est le retour des grosses tatanes avec des boots plateforme grises et blanches inspiration Nirvana de Jeffrey Campbell (parce que non, je n’ai pas 250€ à mettre dans des chaussures !).

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Crop top orange à fleurs // ASOS
Jupe fourreau noire // ASOS CURVE
Perfecto similicuir // DOROTHY PERKINS
Sac en cuir inspiration Céline // 2nd main
Boots plateforme inspiration Jeffrey Campbell // ASOS MARKETPLACE